07/09/08 :
Proposition indécente
Un appel, une voix, la tienne. Des mots, que tu susurres, et je sens l'épuisement dans ta voix. Je t'ai poursuivis, dans la création, et la destruction. J'essai de me souvenir de l'ailleurs, du chemin, pour un dernier rendez vous. Mais sur la route, les fleurs ont perdues toute odeur. Autrefois, elles en avaient une, oui, et le sacré de leur beauté nous revenait. Oui, la senteur d'Amour parvenait à nous seul... monde sensoriel et fluorescent de nos sentiments pastels...
J'ai sur la peau, des traces rouges, qui s'estompent peu à peu... c½urs évanescents comme s'estompe la marque... le sang... et le souvenir. Et tel une ombre menaçante, je me fais spectre d'un amour voué à la destruction. Parmi les ruines envahies de ronces, j'ai longtemps erré, sans savoir où étaient l'Arche du Passé, et de l'Avenir. Prisonnier d'un Présent Eternel, c'était ton Temps qui s'écoulait, tout en demeurant figé. Alors comme une âme perdue, je t'ai poursuivis dans des mondes inhabités, que tu avais déjà désertés... Tu étais cette âme retrouvée, à jamais perdue.
L'heure de la chasse meurtrière avait sonnée en plein coeur de la nuit. Car les étoiles nous avaient quittés, mais les ténèbres demeurèrent en l'abîme. Et c'est dans les tentations que je retrouvais, toi l'ange brun serti du rubis de Lucifer. Alors je t'ai brisé au pouvoir du glaive érigé et des corps combattants... j'avais été ce soldat inconnu, souviens toi... avant l'amoureux... je n'avais aucun visage... sacrifice identitaire à ton regard abyssal... Dans ces profondeurs, je t'entraîne jusqu'à l'effondrement... sur le Seuil des Enfers, là où tu te perds contre mon corps, là d'où tu n'aurais pu revenir, si tu m'avais aimé... Val sans retour de chair et de sang, enchanté de solitude, de noirceur, et de luxure...
Furieuse cruauté...